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lundi, novembre 07, 2011

Jean-Philippe Jaworski : Gagner la guerre et Janua vera

Résumé du livre (4ième de couverture) :
" Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, juste-ment, c'est plutôt mon rayon... ".


S'il y a un auteur à surveiller en fantasy, il s'agit de Jean-Philippe Jaworski.

Que ce soit dans Gagner la guerre (son premier roman) ou Janua vera (un recueil de nouvelles), on est happé dans son style fluide et élégant. On sent, derrière chaque mot, une réflexion intense. Les histoires sont prenantes et réalistes, et l'univers riche en surprises.

Ces deux ouvrages ont pour point commun l'univers du Vieux Royaume, dans lequel les elfes sont (peu) présents et volatiles à tel point qu'ils pourraient paraître cruels, tout comme les nains et les gnomes. Les créatures fantastiques ne sont cependant pas mises en avant comme dans un bon nombre de livres du genre. Le réalisme est privilégié car on ne peut classer les deux livres dans des cases bien précises : Gagner la guerre a parfois des airs de cape et d'épée et d'aventure, tout en ayant une intrigue prenante, fantasy mais pas trop, et bien d'autres pour former un délicieux cocktail de genres littéraires.

Les personnages sont attachants (on pense notamment à Don Benvenuto, le "héros" de Gagner la guerre (qui est aussi présent dans Janua Vera)), l'univers, donc, riche et détaillé...

En bref : un auteur qui, je n'en doute pas, saura trouver sa place dans le panthéon des maîtres de la Fantasy...

Note : 5/5, incontournable

jeudi, mars 10, 2011

Trilogie du Charognard, tome 1&2

Ombre

Encore du K.J Parker ( cf article précédent et suivant ), cette fois avec une autre histoire de fantasy.

Un récit pas comme les autres... L'histoire est confuse. On s'y perd, on s'interroge, on trouve une réponse qui nous file entre les doigts... C'est la force de ce livre, de la trilogie d'ailleurs, cette insaisissabilité. On attrape l'intrigue, mais elle nous file entre les doigts.

Le héros sans passé, sans nom, sans rien, peut-être l'un, peut-être l'autre, aux souvenirs confus qui se mêlent sans cesse les uns et autres, ni "gentil" ni "méchant", mêlé malgré lui à ce qui lui dépasse, porte au et fort le thème du livre.

Un très beau commencement à la trilogie, écrit d'une main de maître.



Motif

La suite de la trilogie se joue avec le même ton que le premier. Cette fois, le livre est porté sous un autre axe. On est toujours aussi perdu, aussi peu sur de nos acquis gagnés après le premier tome. Poldarn est rentré chez lui ( mais est-ce vraiment chez lui? ) et vit une vie comme tant d'autres. Il tente de s'intégrer, mais son passé vient le narguer, même s'il ne sait toujours pas ce qu'était au-juste son passé. Et pire encore, son futur se présente à lui sous de mauvais auspices. 



Le titre lui-même fait partie de l'énigme et nous suit tout au long du récit, où les motifs de l'histoire apparaissent les uns après les autres...

Tout aussi splendide que le premier, on attend avec impatience la suite. Histoire complexe écrite par une main d'orfèvre, les deux premiers tomes méritent leur note.

Note : 5/5